PARTIE 1
Dans les conflits modernes et la conduite des opérations, les troupes spéciales, constituées d'unités légères,faciles à déployer dans des conditions de combat difficiles et parfaitement entraînées, représentent, aujourd'hui, un atout majeur.
Leurs capacités à assurer, en toutes circonstances, et en tout lieu, les missions de combat qui leur incombent sont essentiellement tributaires des niveaux et qualité de la formation et de la préparation des hommes composant cette arme d'élite.
Toutes les qualités physiques et mentales sont, de ce fait, requises pour avoir l'honneur de servir au sein de ces unités qui se caractérisent par leur haut niveau de disponibilité opérationnelle. C'est pourquoi, El Djeich a mis, grâce à ce reportage, le curseur sur l'École d'application des troupes spéciales de Biskra en 4e région militaire, une école qui a à sa charge la formation des officiers, sous-officiers d'activé et contractuels dans les différentes branches qui sont les para-commandos, la reconnaissance et police militaire. En outre, l'école de Biskra assure également des sessions de perfectionnement et d'application au profit des officiers des troupes spéciales et la formation d'instructeurs parachutistes et en arts martiaux.
Elle dispense aussi des cours de perfectionnement aux sous-officiers par des stages de BMP1 et de BMP2.
A son plan de charge figure aussi l'organisation de sessions spéciales de saut en parachute au profil des élèves-officiers d'active de 5ème année,
de tronc commun "de Cherchell, des sous-officiers au profil des différente écoles de formation de l'ANP.la formation s'articule en grande partie sur la condition physique, aussi le recrutement dès candidats se fait sur la base de critères déterminés et de normes rigoureuses dont un examen profond de l'état de santé physique et mental et des tests physiques.
Recrutement des critères rigoureux
Le médecin-chef de l'école, affirme : --Aux examens médicaux primaires, la nouvelle recrue, outre une bonne condition physique,
doit mesurer au moins 175 cm pour un poids de plus de 60 kg. Elie doit ensuite se soumettre à des tests psychotechniques approfondis afin de déterminer ses prédispositions à la vie militaire, les raisons qui l'ont conduite à choisir la carrière militaire, ses phobies
Après les tests psychotechniques, les candidats au recrutement sont soumis aux tests physiques afin d'évaluer eur aptitudes physiques à travers une épreuve de vitessse que le candidat doit parcourir en un temps déterminé.
" La dernière phase" est celle de la sélection finale, où le candidat doit subir des examens médicaux.
A cet effet, une commission médicalise spécialisée composes de médecin spécialiste en cardiologie, Ophtalmologie ORL.
Ces consultation permettent de savoir si l'élément est apte physiquement et psychiquement à servir au sein des troupes spéciales.
Le largage priorité de la formation.
L'idée d'un débarquement de troupes par les airs constitue une grande partie des préoccupations des armées des pays développés.
Dans ce but, elles préparent leurs forces à accrocher l'ennemi dès son débarquement. Ces forces, transportées par des avions,
sont rapidement déployées sur le théâtre des opérations. Parachutées derrière les lignes ennemies ou sur ses flancs, elles peuvent
constituer l'élément de surprise.
L'historique du parachutisme au sein de l'ANP remonte au 8 mai 1973 avec la réussite du premier saut d'instruction à bord d'un avion F-27
à Biskra. Depuis, l'école a poursuivi la formation de parachutistes et de parachutistes instructeurs. La première promotion est sortie
en 1974. Aujourd'hui, l'école représente un maillon important dans le système de formation des différentes forces de l'ANP en consacrant des sessions d'instruction au profit des éléments des différentes unités de formation des forces aériennes, terrestres et navales.
Le pliage du parachute et la vérification de son parfait état de fonctionnement est une étape importante dans le cursus de formation.
Elle a lieu à la place de pliage de l'école sous la supervision d'instructeur expérimentés. Ces instructeurs contrôlent rigoureusement chaque geste des stagiaires, auxquels ils dispensent des conseils durant toutes les phases de l'opération qui exige concentration, précision et vérification à tout moment.
Une fois l'opération du pliage du parachute maîtrisée, l'élève passe aux entraînements au sol où il apprend comment sauter d'un avion,
ce qu'il doit faire une fois dans les airs et comment atterrir. Cette phase obligatoire doit se faire 24 heures avant chaque saut. Selon le lieutenant-colonel directeur de l'enseignement à l'école « chaque saut qu'effectué le stagiaire nécessite 13 heures d'entraînement », ce qui démontre l'importance du facteur entraînement dans la formation et la qualification des parachutistes.
De par la formation qu'elle assure, l'École d'application des troupes spéciales est devenue la destination pour les éléments de toutes les écoles de formation. Pour être à la hauteur de sa mission, l'école œuvre, en permanence, à réunir toutes les conditions nécessaires pour assurer une formation de qualité et de haut niveau. Les élèves de l'école exécutent des sauts sur une hauteur de 600 m en utilisant des parachutes d'entraînement et de combat de type T-IOB et un autre de réserve de type T-10R, de fabrication américaine, conçus selon les normes internationales fixées par l'Otan et utilisés par tous les pays du monde pour l'entraînement de leurs troupes.
Ils s'ouvrent automatiquement juste après la sortie du parachutiste de l'avion dont la vitesse de vol est de 180 km/h lors des sauts d'entraînement.
Les élèves effectuant des sauts obtiennent des diplômes et insignes comme le certificat normal après le huitième saut, le brevet du
parachutiste du premier degré après 30 sauts, le brevet du parachutiste entraîneur après 60 sauts et un stage de 6 mois. Par ailleurs,
les élèves stagiaires des autres écoles de formation peuvent, après la session de formation, effectuer des sauts et obtenir, après quatre sauts, le brevet d'aptitude au saut accompagné de l'insigne de l'école.
D'où vient le parachute ?
L'histoire du parachute est intimement liée au savant italien Leonardo Doguisht qui, après de nombreuses expériences, est arrivé au résultat que l'homme pouvait sauter de n'importe quelle altitude à l'aide d'un bout de tissu confectionné de manière à amortir
le choc dynamique, lui permettant ainsi d'atterrir en douceur.
Le premier parachute adéquat a été conçu en 1916, en France, il avait une superficie de 2, 60 m2 et une vitesse de descente de 2,5m/s.
Le recours à l'aviation dans les opérations de combat, le transport aérien et le développement des moyens de largage ont permis l'adoption de nouvelles formes connues dans le jargon de la tactique militaire sous le nom d'assaut aérien ou d'assaut vertical et qui ont donné naissance à une nouvelle branche au sein des forces armées : les forces aéroportées.
Des techniques modernes
Afin d'assurer l'intégrité des parachutistes, l'école porte un grand intérêt aux parachutes tous types confondus:
d'entraînement, de combat, de reconnaissance et sportif et ce, à travers le service des parachutes qui prend en charge toutes les opérations de maintenance régulière et périodique des parachutes. Four cela, le service dispose d'équipements modernes lui permettant d'opérer les vérifications et contrôles d'usage (résistance à la charge, rigidité, solidité...).
Le service dispose également d'aires de dépôt de parachutes répondant aux normes de stockage, à une température n'excédant pas les 20°.
La durée de vie d'un parachute est de 12 ans ou 300 sauts. Chaque parachute a un carnet technique sur lequel sont répertoriées toutes les données sur l'emploi de ce parachute, de la date de remise du fabricant jusqu'au dernier saut. On y trouve également des informations sur le numéro de série, la date du pliage; le nom de celui qui l'a plié, sa signature, l'état du para-chute, la signature de l'entraîneur, la date du saut, le type de l'avion , la hauteur, la signature du parachutiste ainsi que les différentes réparations. En cas de perte
du carnet technique, le parachute sera strictement interdit d'utilisation.